Jour 153 – Cairns

Avec l’arrivée extrêmement tardive d’hier, le réveil est dur. Je me motive pour profiter des pancakes de l’auberge de jeunesse mais au final, je retourne au lit jusqu’à la fin de la matinée. Je fais le choix de faire moins de choses aujourd’hui mais d’être en forme pour la croisière de plongée des prochains jours. La faim me réveillant, je quitte l’auberge de jeunesse pour aller explorer la ville à la recherche d’un endroit où manger. Je découvre une ville complètement différente de Melbourne et Sydney, qui sont mes deux seules références Australiennes. Ici, pas de grands immeubles, mais principalement des petits bâtiments de 2 étages qui bordent de larges avenues. On voit qu’il y a de la place et que la ville s’est plutôt construite en largeur qu’en hauteur. Je profite de la pause déjeuner pour réfléchir et faire des recherches pour le programme de la dernière semaine Australienne. Avec le temps qu’il me reste, j’étudie les différentes options qui s’offrent à moi, sachant que les transports impliquent forcément un budget assez conséquent à chaque fois.

 

Je prends ensuite un bus local pour me rendre au Botanical Garden. Il est constitué de différentes parties, construites autour d’un lac d’eau douce, d’un lac d’eau salée et d’une montagne. Je retrouve ici des végétations plus tropicales, à seulement 3 heures d’avion de Sydney. Car oui, on ressent vraiment un changement dans le climat, il redevient plus humide et chaud. Accessoirement, il y a aussi une heure de décalage horaire avec le reste de la côte Est. Je me balade dans le parc, en découvrant la flore de la région, et en retrouvant même une mangrove et ses palétuviers. Un peu partout, il y a des dizaines d’espèces d’oiseaux qui profitent des lieux. Il y des sortes de dindes (en plus petit mais ça y ressemble) qui fouinent un peu partout au sol entre les arbres et les bambous géants. Je continue la visite par une petit ascension d’un des points de vue avant de finir dans la partie centrale du jardin. Dans cette partie, les espèces de plantes utilisées dans la culture traditionnelle aborigène sont mise à l’honneur. Avec à chaque fois un petit panneau explicatif, on découvre celles qui servent pour la nourriture, ou la médecine, ou encore la construction ou l’habillement.

 

La ligne de bus n’est pas très fréquente, ce n’est qu’après un bon moment d’attente que je peux reprendre la direction du centre-ville. Je passe au centre de plongée pour remplir et signer les formulaires, mais aussi pour essayer le matériel. Tout est prêt pour demain il n’y a plus qu’à partir. Je fais quelques courses pour le repas du soir avant de rentrer à l’auberge. Ce type d’auberge est assez pratique car dotée d’une grande cuisine avec tout le nécessaire pour cuisiner. Je n’ai pour ma part pas trop le courage de faire de vraies courses, je change trop souvent d’endroit pour faire une gestion correcte des approvisionnements de nourriture. Je me contente pour ce soir d’un plat cuisiné, mais j’avoue que cuisiner moi-même me manque un peu. Certains hôtes se lancent dans de vraies préparations, et la cuisine est en ébullition en ce début de soirée. Pour ma part, il ne me reste plus qu’à finaliser mes réservations, et empaqueter mes affaires pour le départ aux aurores de demain.