Jour 168 – Rakiraki, chez Jioji & Alisi #2

Le démarrage ce matin se fait façon Fidjienne, en prenant son temps. Jioji veut aussi attendre que le soleil pointe son nez, car la pluie est tombée très fort cette nuit et c’était encore très nuageux ce matin. Je regarde les dessins animés avec les plus jeunes enfants de Jioji et Alisi. Une fois que tout le monde est prêt, l’équipée se met en route : 9 enfants (mais pas que à eux je crois), les parents et moi-même. Le bateau est bien rempli ! Nous nous dirigeons vers une île presque sauvage pas très loin de la côte. Nous laissons les plus jeunes et Alisi sur la plage, puis avec Jioji et 4 de ses grands fils, nous partons un peu plus en mer.

 

Je passe un bon moment à faire du snorkeling, pendant qu’eux pêchent au spi pour notre repas du midi. C’est une sorte de bâton métallique affuté, qu’ils lancent à l’aide d’un élastique maison pour « harponner » les poissons, le tout en faisant des descentes en apnée. La pêche est bonne, et à priori presque toutes les espèces de poissons se mangent, pour certaines je n’en aurais même pas eu l’idée ! Jioji remonte même une pieuvre, alors que pendant ce temps je les observe pêcher. Mais j’observe aussi les coraux et la faune marine, c’est un vrai aquarium, et je vois même un requin qui passe par là. Après une paire d’heures, nous prenons la direction de la plage pour rejoindre le reste de la famille.

 

Les jeunes se sont amusés dans l’eau, mais Alisi n’a pas chômé (j’ai l’impression que ça ne lui arrive pas souvent), elle a ramassé une bonne dizaine de gros crabes, elle compte bien les servir au diner ce soir ! Le feu de bois est déjà prêt, Jioji se charge de faire cuire les poissons fraichement péchés et on mange directement sur la plage. C’est un peu idyllique comme endroit, cocotier, sable blanc, mer turquoise. Je suis impressionné par leur débrouillardise, on sent que perdus dans la nature ils peuvent s’en sortir ! Jioji me donne du poisson-perroquet à manger, et c’est un régal. Je me sens un peu coupable car c’est un poisson magnifique que j’ai de nombreuses fois observé durant les dernières plongées. Une fois le repas avalé, on remballe les affaires pour rentrer car la marée est montante et la plage a presque entièrement disparue. Une fois rentrés, et après une bonne douche bien méritée, chacun vaque à ses occupations pour finir la journée.

 

 

 





Jour 167 – Rakiraki, chez Jioji & Alisi

La nuit a été un peu agitée, Jioji a dû se lever pour aller déplacer son bateau, car la marée était très basse et ça aurait été compliqué ce matin. Aussi, une bande de jeunes un peu trop alcoolisés a décidé de faire un peu de raffut, et la police s’en est mêlée, c’est donc les sirènes de police qui m’ont tiré du sommeil en milieu de nuit. Jioji m’a expliqué que pendant le mois de vacances, les gens ont un peu tendance à abuser de l’alcool, ils appellent même ça le drinking month.

 

Quoiqu’il en soit, après un gargantuesque petit déjeuner, nous voilà partis pour deux plongées. Sur le ponton, les pécheurs sont affairés à préparer les poissons pour aller les vendre au marché. Il nous faut slalomer entre eux pour accéder à l’eau. Le bateau est petit et j’ai oublié de prendre ma petite pilule anti mal de mer. Dommage parce que ça remue un peu quand même. Les plongées sont très sympas, surtout car je suis seul avec Jioji et deux de ses fils qui nous accompagnent en assistant (grand luxe !). Elles sont pour moi l’occasion de faire de nouvelles découvertes avec en premier, les coraux mous, je n’en avais jamais vu avant et une grosse partie du récif Fidjien en est constitué. En plus d’être mous, ils ont la capacité de grandir et de se régénérer plus vite. Je vois aussi pour la première fois une pieuvre, pas gigantesque mais quand même une pieuvre ! C’est impressionnant, cet animal qui se contorsionne et change presque de forme, et surtout qui change de couleur en quelques millièmes de secondes pour s’adapter et se confondre au mieux avec l’environnement immédiat. C’est vraiment impressionnant. Les bancs de poissons sont nombreux, les requins à pointe blanche viennent nous faire un coucou, et les récifs sont vraiment très colorés ! En résumé, deux bonnes plongées.

 

Au retour, il n’y a plus qu’à se mettre les pieds sous la table. C’est vraiment le grand confort pour moi ! L’après-midi est déjà bien entamé et il flotte un parfum de vacances, je reste donc dans le rythme Fidjien et m’offre une bonne sieste. La maison est agréable, la terrasse aussi, le soleil brille. Je prends ce temps pour avancer un peu sur les vidéos, photos et autres tâches pour le carnet de voyages. Les nuages présents sur les montagnes au loin auront fini par rejoindre la côte pour rafraîchir l’air avec une bonne pluie en fin de journée. Je partage le repas du soir avec Jioji, mais le reste de la famille est à l’intérieur. Je m’interroge et lui demande s’ils mangent ensemble d’habitude. Il me dit qu’ils mangent ensemble oui, mais jamais à table, ils s’installent par terre avec des grandes nappes. C’est seulement pour les hôtes du airbnb  que la table sert. Je lui dis que je peux m’adapter et faire comme ils ont l’habitude pour partager le repas avec toute la famille. Alisi m’aura encore bien régalé ce soir, je risque de repartir du séjour chez eux bien moins léger qu’en arrivant à ce rythme !

 

 

 

 

 









Jour 166 – De Nadi à Rakiraki

Ma récupération du décalage horaire aura été un vrai échec. Je n’ai réussi à trouver le sommeil que tard dans la nuit. Heureusement, je n’avais pas prévu de partir aux aurores. Je fais aujourd’hui la découverte des bus locaux, qui ne sont pas sans me rappeler les bus indiens : des rangées de 5 sièges et toutes les fenêtres ouvertes, s’il y en a ! Je dois d’abord rejoindre la station de bus centrale depuis le quartier excentré de l’auberge. Puis je rejoins ensuite la deuxième ville du pays, Lautoka par la Queen’s road. L’île de Viti Levu (la plus grande des îles Fidjienne sur laquelle je me trouve) possède un réseau routier plutôt simple. Lautoka est rallié à Suva (la capitale) par la King’s road au nord, et par la Queen’s road au sud. Ce sont les deux plus grandes routes du pays, et elles sont à peine plus grandes qu’une de nos nationales. Le trajet de Lautoka jusqu’à Rakiraki offre de magnifiques points de vue sur les étendues vertes fidjiennes, et au loin sur les montagnes. Je me fais déposer au bord de la route pour rejoindre la maison de Jioji & Alisi. Je suis la route indiquée à travers les chemins de terre et finis par me faire indiquer la maison par un voisin, tout le monde les connait. Ils ne sont pas là quand j’arrive, mais je suis accueilli par deux de leurs fils qui me montrent tout ce qu’il faut.

 

Je me mets au rythme Fidjien et reste sur la terrasse tranquillement à papoter avec eux en attendant leurs parents. Je continue à faire de même quand Jioji arrive avec lui. Il y a pas mal de monde dans la maison. Il m’explique qu’un de ses fils s’est marié et que toute la famille est venue. Il faut savoir que Jioji & Alisi ont onze enfants (de 5 ans à 28 ans) ! Ça fait déjà pas mal de monde en famille proche. Je parle et programme les plongées de demain avec Jioji, qui est aussi instructeur PADI. Puis je pars faire un petit tour des environs, histoire de voir un peu le coin. On est en bord de mer, mais il n’y a pas de plage, c’est une mangrove qui occupe la côte à cet endroit. De l’autre côté de la petite baie, une autre île où l’on aperçoit un village. Les champs de canne à sucre dominent, et je me balade en empruntant les chemins entre les parcelles. Je ne rentre pas trop tard car je dois faire la cérémonie du Sevu Sevu. En gros, comme j’arrive dans le village, je dois me présenter au chef du village pour obtenir son autorisation de rester, et sa bénédiction. C’est aussi l’occasion d’un échange et d’une discussion assez ouverte. Jessie (un des fils de Jioji) m’explique que ce n’est pas réservé aux étrangers, et que n’importe qui se présentant dans un village d’où il n’est pas originaire doit faire de même. Je pense quand même que les locataires des grands Resort touristiques de la côte ne le font pas. Toute la cérémonie se déroule autour du Kava, une boisson obtenue à partir d’une racine âgée de 3 ans (au moins) pilée et mélangée avec de l’eau. Et on boit cul sec dans un petit bol après avoir fait un bruit sourd avec les deux mains, et en disant « Bula » (bienvenue ou bonjour en Fidjien). On ne va pas se mentir, la boisson n’est pas super bonne, et j’ai l’impression de boire de l’eau terreuse. Ma langue est assez vite anesthésiée, et la fatigue monte. Apparemment c’est l’effet normal.

 

Les Fidjiens sont réputés pour être le peuple le plus accueillant au monde, depuis hier toutes mes rencontres ne font que le confirmer. Cet échange avec le Chef du village, Jioji et Jessie est très intéressant. Il me permet d’aborder le sujet de la structure sociale Fidjienne, et d’essayer de comprendre le système des chefs de village. Il faut savoir que la fonction se passe de frère en frère, puis au fils ainé s’il n’y a plus de frère. Le chef peut s’il ne veut pas ou plus assumer la fonction, la donner à une autre famille. Toutes les villes et les provinces ont donc des familles de chef. J’aborde aussi le système de santé, qui n’est pas reluisant ici selon leur dire. Ils ont même presque 20 ans de durée de vie de moins qu’un européen. S’ils veulent accéder à des vrais soins, il leur faut se rendre en Australie ou en Nouvelle-Zélande mais tout le monde ne peut pas se le payer. On parle bien sûr aussi un peu rugby, c’est quand même le sport national. Ils connaissaient même l’équipe de Clermont-Ferrand ! Le chef doit ensuite partir pour une histoire de construction sur un terrain. Jessie m’emmène avec lui sur un terrain de volley non loin où toute la jeunesse du coin s’est réunie pour un match géant. C’est ici la fin de l’année scolaire et tous ont un mois de vacances. Tous sont donc rentrés au village retrouver leurs familles, c’est la tradition.

 

Vers 7h, chacun rentre chez soit pour la prière du soir. Les Fidjiens sont pour la plupart Méthodistes, et très croyants. Je m’installe sur la terrasse en les attendant, bercé par leur chant qui est je dois dire très agréable à entendre. Ce moment de prière m’aura permis d’aborder le sujet de la religion, puis des différentes religions pratiquées ici. Il y a en fait une grosse communauté indienne (plus de 40% de la population) qui est soit hindou, soit musulmane. Ces indo-fidjiens sont des descendants des esclaves que les Britanniques ont emmenés sur l’île pour cultiver la canne à sucre au 19ème siècle. Jioji m’explique qu’avant l’arrivée des anglais, il n’y avait que des tribus, sans habitat en dur et s’adonnant joyeusement au cannibalisme. Ça parait complétement fou de se dire que c’était il y a deux cents ans. Malgré tout, beaucoup de traditions Fidjiennes ont perduré, toute en étant enrobée dans une modernité galopante. Le mixage avec la culture anglaise a lui aussi créé de nouvelles traditions. Mais il n’y a actuellement plus aucune emprise de l’Angleterre sur les Fidji, puisqu’ils n’ont pas seulement obtenu leur indépendance, mais ils ne sont pas restés dans le Commonwealth non plus. Il y un donc contraste assez particulier et on sent que les Fidjiens vivent un peu coincés entre tout ça, les traditions, la modernité, le neuf, l’ancien, le manuel, et les technologies. Pour preuve, les vieux bus qui semblent sortir d’un autre âge, sont tous équipés de lecteur de carte numérique, et les tickets papiers sont bannis.

 

Je partage ensuite le dîner avec la famille, et c’est un vrai régal ! Après l’Australie, ça fait du bien de manger des plats un peu plus élaborés, et surtout des légumes ! La famille est tellement nombreuse ce soir que tout le monde se met où il peut car la table est bien trop petite. Ensuite, une partie des enfants qui vit en Nouvelle-Zélande reprend le chemin de l’aéroport, tandis que les autres vont progressivement se coucher ou vaquer à leur occupation. Je fais de même, et continue de profiter de la soirée sur la terrasse, au rythme Fidjien.

 

 

 






Jour 165 – De Brisbane à Nadi, arrivée aux Fidji

La journée aura presque entièrement été dédiée aux transports, même si au final les Fidji ne sont pas si loin que ça de l’Australie. Au décollage, l’avion survole Brisbane et me donne l’occasion de voir d’en haut les rues parcourues à pied. La vue est plutôt belle. Durant le vol, je prends conscience de l’immensité du pacifique. Hormis un passage furtif au-dessus de la Nouvelle-Calédonie (où je serais la semaine prochaine), nous ne survolons que des étendues d’eau. A l’arrivée, je découvre des lagons bleu turquoise entourant l’île, on distingue les fonds depuis le hublot tellement l’eau est claire. En contraste, les terres sont très vertes, on distingue pas mal de cultures et des montagnes boisées au loin. Le contraste avec le paysage australien est saisissant. Le vol aura duré seulement 3 heures, mais auxquelles s’ajoute 3 heures de décalage horaire supplémentaire. Avec le retard accumulé au départ, l’après-midi est plus qu’entamée quand j’arrive à l’auberge réservée à Nadi. Je fais un tour pour découvrir la plage adjacente mais je ne m’attarde pas trop car une pluie tropicale fait son arrivée. Je me refugie dans le dortoir pendant la pluie et je finis par céder au sommeil. La nuit est tombée quand je me réveille. Je me rends au restaurant-bar de l’auberge pour commencer la découverte des plats locaux, avant de retourner voir mon lit.

 

 





Jour 164 – Brisbane #2

Dernier jour en Australie, c’est la dernière chance pour moi d’aller à la rencontre des espèces endémiques australiennes. J’ai de la chance, à Brisbane se trouve le Lone Pine Koala Sanctuary. Un parc existant depuis 1929, et jouissant d’une très bonne réputation. En plus des dizaines de koalas, le parc permet aussi d’aller à la rencontre des kangourous et wallabies, des émeus, des casoars, des dingos, de wombats, de diverses espèces de reptiles et d’oiseaux, des diables de Tasmanie et du fameux ornithorynque. C’est pour moi une bonne occasion de découvrir de près les animaux que j’ai parfois réussi à observer ou approcher à l’état sauvage, ou ceux que j’ai complétement raté car je n’ai forcément pas pu aller partout en Australie.

 

Les Kangourous et Wallabies sont dans un grand champ, certes clos mais dans lesquels c’est nous qui rentrons pour les approcher. Ils ne sont pas trop sauvages et j’ai l’occasion de caresser l’un d’eux, mais aussi d’observer les Joeys (les bébés en version australienne) dans les poches ventrales de leurs mères. C’est toujours un plaisir d’observer les koalas, et d’avoir cette fois ci l’occasion de les voir en action, ce qui est plutôt rare comme moment (en dormant 20 heures par jour aussi) ! Le parc présente aussi une sorte de spectacle de rapaces, dont certains sont assez impressionnants. Aussi, il y a un show de rassemblement de moutons par des chiens de bergers. C’est l’occasion de découvrir une race de chiens australienne qui a été créée à partir d’un mélange de Border Collier et de Dingo, pour répondre aux besoins de gardiennage de moutons, en composant avec les contraintes environnementale et climatique du pays. Cette visite a d’ailleurs été l’occasion de voir un dingo, que j’aurais appelé un chien si le nom n’avait pas été noté. Je termine la visite par le fameux ornithorynque, qui est bien plus petit que ce que j’imaginais mais c’est quand même assez impressionnant comme animal. Cette visite aura aussi été l’occasion de mettre des noms sur des espèces courantes que j’ai croisé à l’état sauvage, dont les dindes vues plusieurs fois qui sont des Australian Brush Turkey. J’ai passé un bon moment à arpenter le parc qui est à échelle humaine et assez bien fait. C’était vraiment intéressant et j’avoue que j’étais un peu comme un enfant en découvrant certains animaux.

 

De là, je reprends le bus pour retourner dans le centre-ville. Je découvre dans un premier temps le Southbank Parkland. C’est un parc tout en longueur le long de la rivière Brisbane, avec comme monument emblématique une gigantesque grande roue. Je découvre aussi en plein parc une piscine gratuite et ouverte à tous, ainsi que deux bassins entourés d’une plage. Comme tout ceci est ouvert, il y a plein de surveillants de baignade, mais je trouve le concept vraiment génial ! Il y a plein de gens en cette fin d’après-midi qui profitent de l’endroit pour se reposer, ou pour se baigner, ça a l’air vraiment agréable. Je veux ensuite retourner de l’autre coté du CBD, pour y aller j’emprunte une des deux lignes de bateaux qui parcourent la rivière. Ce concept de ligne de batobus, qui en plus est entièrement gratuite est aussi un concept assez fou, on aimerait avoir ça à Paris. Ça me permet de rejoindre l’autre côté du quartier central très vite, en ayant au passage des jolis points de vue sur la ville. Je découvre un autre pan du quartier central, toujours autant agréable à parcourir. Je termine ma visite en découvrant le cathédrale Saint-John, un des plus vieux édifices religieux de la ville, et le siège de l’église Anglicane du Queensland.

 

La ville est vraiment bien desservie par un réseau de bus assez dense, il ne me reste plus qu’à en prendre un pour retourner dans le quartier de Kelvin Grove. Je ne rentre pas trop tard pour avoir le temps de ré empaqueter mes affaires, et finaliser les traitements de photos et vidéos pour le site. Voici donc le lien pour la vidéo sur Brisbane, et le lien pour la page Australie avec la sélection de photos :

https://youtu.be/mNiFVpJ41bU

https://carnetdevoyages.xyz/voyages/oceanie/australie/

 

Ce séjour en Australie a été pour moi une rupture avec tout ce que j’ai vu avant. Dans l’ensemble, j’ai vraiment apprécié ce séjour. Les paysages, la faune et la flore sont assez fous, et rien que pour ça le voyage vaut la peine d’être fait. J’ai aussi beaucoup aimé les grandes villes, Melbourne, Sydney et Brisbane. Ce sont des villes ouvertes, très multiculturelles, dans lesquelles il fait bon vivre. S’il devait y avoir un point négatif, ce serait globalement le coût de la vie qui a mis un sérieux coup à mon budget de voyage, et la difficulté de sortir des sentiers battus sans passer par la case location de véhicule, et la quasi impossibilité d’aller à la rencontre de la culture aborigène. Mais même malgré ça, ma bonne image du pays n’est pas entachée, et si j’en ai l’occasion je reviendrai.

 










Jour 163 – Brisbane

Je quitte le merveilleux parc national de Noosa, et l’horrible auberge Nomads Noosa. Le trajet en bus du retour est un peu rallongé par le trafic. A l’arrivée en centre-ville, je prends un bus de ville pour me rendre dans le quartier de Kelvin Grove où se situe mon Airbnb pour les deux prochains jours. A l’arrivée, je trouve l’appartement grand ouvert, je m’installe. Puis Sarah et Frankie, le couple qui ont mis en location leur chambre arrive. On discute vite fait puis je pars pour visiter un peu le centre-ville de Brisbane.

 

En premier, je me dirige vers l’hôtel de ville et son musée. Il y a une exposition assez intéressante sur l’évolution de Brisbane. Cette ville, la troisième du pays a eu un développement complétement différent de ses grandes sœurs Sydney et Melbourne. D’abord uniquement colonie pénitentiaire, ce n’est que plus tard que les habitants libres arriveront. Mais la ville est en proie à de nombreuses inondations et évènements qui retardent son développement par rapport aux autres grandes villes. Je me balade ensuite un peu dans les rues, et je constate en effet que le centre est moins étendu, mais il n’en est pas moins dénué de charme. Une partie est piétonne et très animé en ce dimanche. Au bout de la rue, et à peine à quelques encablures se trouve le jardin botanique, lui aussi très central. Je fais le tour de parc qui suit la tergiversation de la rivière Brisbane. Je découvre au passage l’emblématique et impressionnant pont métallique qui relie le CBD à la péninsule de Kangaroo Point. En avançant, je découvre le jardin botanique bordé de mangroves, et sur la rive en face je vois les falaises qui bordent Kangaroo point. Tous ces paysages ne sont pas forcement habituels en milieu urbain, mais ils rendent l’endroit et la balade fort agréables. Je me pose un moment pour lire dans le parc pour profiter des derniers rayons du soleil. Je suis entouré de drôles d’oiseaux qui après recherche s’avèrent être des Ibis (Australian White Ibis précisément). C’est un peu le pigeon local en fait, j’en avais déjà vu à Sydney mais pas autant ! Ici ils sont bien présents, et on les entend bien, vu le raffut qu’ils font. Autre animal présent dans le parc, et en pleine ville, des chauves-souris (de la race des renards volants noir à priori). J’avais déjà croisé cette espèce sur Magnetic Island. Ils semblent qu’elles arrivent à la tombée du jour, mais quand c’est encore assez lumineux. Ailes déployées, elles doivent bien faire 50 centimètres d’envergure ! Je retourne ensuite prendre le bus en passant par d’autres rues. Je découvre vraiment une ville bourrée de charme mais qui semble être en pleine mutation avec des chantiers à ciel ouvert en plein centre-ville. Mais c’est une ville qui a comme ses grandes sœurs su conserver et intégrer le peu de patrimoine ancien qu’elle possède. D’ailleurs, à part les anciens palais gouvernementaux, les autres bâtiments anciens me semblent avoir une architecture assez différente de ce que j’ai vu jusqu’à présent.

 

Je rentre ensuite à Kelvin Grove, et je me dirige vers le centre du quartier pour manger un bout avant de rentrer. Au détour d’une rue, je découvre une des fameuses maisons traditionnelles de Brisbane, les Queenslanders. C’était des maisons en bois, sur pilotis pour parer aux fréquentes inondations. Voir cette maison dans un quartier très moderne dénote un peu. Ici aussi les chauves-souris sont de sortie, et elle font un vacarme de tous les diables perchées du haut de leurs arbres. Au retour à l’appartement, je discute un peu plus avec Sarah et Frankie. Ils sont vraiment sympas et accueillants, on parle voyage car ils sont allés aux Fidji la semaine dernière, mais aussi chats, car ils en ont trois. D’ailleurs, ce soir un des trois a décidé de dormir avec moi, pour mon plus grand plaisir, ça me manque la présence d’un chat !

 

 

Voici la vidéo que j’ai préparé dans le bus sur les deux jours passés à Noosa :

https://youtu.be/FWI5JLDioTQ

 

 

 









Jour 162 – Noosa National Park

L’accès aux premiers chemins ne se fait pas trop loin de l’auberge. Je me dirige dans un premier temps vers le Laguna Lookout. Je trouve des chemins pour y accéder, mais c’est quand même très aménagé. Le point de vue lui-même est accessible par la route, je ne suis donc pas seul à l’arrivée. La vue sur la baie de Noosa est assez impressionnante, je comprends un peu mieux la configuration de la ville autour des lacs et canaux. De là je prends un chemin trouvé sur ma carte pour m’enfoncer dans le parc. Apparemment ce n’est pas un chemin très officiel car il n’a aucun marquage, mais même s’il est petit j’arrive à le suivre jusqu’à ce qu’il rejoigne le réseau officiel. C’est un vrai bonheur de se retrouver seul dans la forêt. Je me conçois un itinéraire à travers les différents chemins pour rejoindre le sentier qui suit la côte au nord.

 

Au détour d’un chemin je croise un énorme lézard, il doit faire pas loin des 1 mètre de long (ce ne sera pas le dernier de la journée que je croiserai). Il grimpe dans un arbre comme s’il était en chasse, et j’assiste à la scène improbable de voir une chouette qui essaie de l’attraper, mais qui n’y arrive pas et attend sagement son moment depuis une branche (la vidéo : https://youtu.be/nTKQO9Z7Ye4). Ce qui est vraiment génial, c’est que je passe un long moment seul à arpenter les chemins forestiers et c’est un vrai plaisir. Quand je rejoins le sentier côtier, il y a par contre beaucoup plus de monde, il est beaucoup plus aménagé aussi. Les points de vue qui s’offrent à moi le long du sentier sont aussi très impressionnants. Mais vraiment différents de la forêt où j’étais quelques instants plus tôt. Je distingue 3 types de paysages assez différents dans cette même zone du parc national : une forêt assez dense sur un terrain fait de terre et de cendre (les incendies sont naturels et servent à la régénération de la forêt), la zone côtière assez escarpée, alternant falaises, roches et plages, et avec sa végétation plus sèche et basse. Le dernier type de paysage que je découvre est une forêt très méditerranéenne, alternant entre arbres haut et petits bosquets, assez sèche et avec des chemins sablonneux.

 

Sur le chemin côtier, il y a un changement de faune aussi, ici l’aigle de mer est roi. Il n’est pas très grand mais assez majestueux. Pour déjeuner, je m’offre une pause à l’ombre sur la très longue et très blanche plage de Alexandria Bay. J’ai de la chance car depuis ce matin je suis accompagné par un grand soleil et un ciel ultra bleu ! Les vagues sont au rendez-vous, je comprends que l’endroit soit fréquenté par des surfeurs. Ma marche de l’après-midi me ramènera vers des coins plus tranquilles et moins fréquentés du parc. Au passage, j’ai un super point de vue sur une des plus grande plages de la ville, la sunshine beach. Elle est vraiment très grande ! Après être descendu par mon dernier chemin, je me retrouve en ville. Je m’arrête pour une petite pause en terrasse avec un milk-shake et un livre, avant de retourner à l’auberge. Je finis l’après-midi en profitant un peu de la piscine et de la terrasse. L’énorme orage prévu arrive au moment où le jour soleil descend. Il tombe des trombes d’eau et les éclairs illuminent le ciel. Je fais juste une sortie pour aller manger au plus près, avant de retourner dans le dortoir. Un groupe d’anglaises qui loge aussi dans le dortoir a apparemment décidé de commencer sa soirée dans le dortoir avec musique et bière. Niveau respect on repassera, mais j’ai un peu la sensation d’être le seul que ça ennuie vraiment. Je prends mon mal en patience jusqu’à leur départ, et le retour du calme. Je vais garder en tête les bons moments de ma marche en forêt, plutôt que l’ambiance de l’auberge que je trouve assez détestable.  

 

 












Jour 161 – Noosa

J’arrive à une heure du matin à l’aéroport de Brisbane, après un bref repérage du point de départ du bus, je me trouve une rangée de sièges libres dans le terminal et je m’installe pour essayer de dormir quelques heures. Je suis loin d’être seul à devoir passer la nuit-là, les sièges sont presque tous pris par des dormeurs. Je me réveille grâce au vibreur de mon téléphone dans ma poche pour me rendre au départ du bus. Un premier bus me dépose à la gare routière centrale, puis j’en prends un second en direction de Noosa. Le trajet est rallongé car il y a un trafic de fou, presque heureusement pour moi, ça me fait plus de temps pour continuer ma nuit.

 

A l’arrivée, je rejoins l’auberge de jeunesse, mais on ne m’autorise pas à faire le check-in avant 13h30… Je me sens vidé de toute énergie après cette non-nuit, je profite un peu des canapés de la réception avant de me rendre au centre-ville pour manger un bout avant le check-in. Je jette mon dévolu sur Betty’s Burgers, un restaurant de burgers comme son nom l’indique assez côté, apparemment. C’est vrai que ce n’est pas mauvais, mais il est victime de son succès il y a un monde fou qui fait la queue ! Après l’installation dans le dortoir, j’essaie de me motiver pour partir visiter un peu par moi-même. J’ai regardé un peu ce qui était proposé dans le coin mais tout est très cher dès que l’on veut faire une activité. Il ne me reste plus qu’à marcher, au moins ça c’est gratuit. Je prends un bus local pour essayer d’aller voir les Everglades (en référence à celles de Miami). C’est un réseau de rivières, canaux, et lacs qui part assez loin dans les terres pour venir rejoindre l’océan au niveau de Noosa Heads. Cela crée une ville assez atypique, et plutôt jolie. Je me balade dans un premier temps le long du bras principal, avant d’aller faire un tour dans un quartier résidentiel entièrement construit autour de canaux. C’est très mignon mais ce qui est sûr c’est que c’est plutôt luxueux. Les maisons déjà le sont, mais aussi le petit ponton privé derrière chacune d’entre elles, et bien sûr avec le bateau qui va avec. Pendant ce temps-là, un nuage noir énorme remplit le ciel, puis très vite tonnerre et éclairs arrivent. La pluie ne se fait pas attendre bien longtemps. J’ai eu aujourd’hui la présence d’esprit de prendre un parapluie, mais je me hâte quand même de rejoindre l’arrêt de bus le plus proche pour rentrer.

 

Je traîne encore un peu sur le canapé de la réception pour profiter du wifi gratuit. Car non seulement les dortoirs sont chers mais en plus pour avoir le wifi dans les chambres il faut payer en supplément. En aparté, je suis quand même assez déçu du niveau de qualité de la plupart des auberges de jeunesse australiennes, surtout pour le prix demandé ! L’accès au wifi déjà était presque plus simple en Asie. Je me rends ensuite en cuisine pour faire mon repas, mais là aussi c’est problématique. Il n’y a pas assez d’ustensiles, ni de plaques de cuisson. Il faut faire la queue et prendre son mal en patience. La pluie quant à elle n’a toujours pas cessé, tout comme la musique horrible diffusée à longueur de journée dans l’auberge. Je ne me sens décidément pas trop à ma place dans cet environnement, je crois que j’ai besoin de faire une pose avec les dortoirs. Pour les deux dernières nuits australiennes, je me suis réservé un Airbnb avec une chambre rien qu’à moi, ça devrait faire du bien. La musique se coupe enfin au bout d’un moment, mais l’environnement reste assez bruyant car l’auberge possède un bar directement dans son enceinte. Pour moi, il est temps de rendre les armes après cette journée qui m’a semblé très longue.

 





Jour 160 – Magnetic Island

Quitte à loger juste à côté de la réserve de koalas, je décide de participer à la visite de 10h. Je suis surpris par la petitesse du parc. Je m’attendais à un sanctuaire, donc quelque chose de très naturel et plutôt aéré. En vrai, les espaces sont petits, les koalas ont des faux arbres sur lesquels sont disposés des branches d’eucalyptus. En plus des koalas, il y a des crocodiles d’eau douce et d’eau de mer, des tortues d’eau douce, un perroquet noir, un petit wallaby, des serpents, et des gros lézards et dragons. Il y a quand même quelques explications intéressantes, mais je ne comprends pas le besoin irrépressible qu’ont les visiteurs de porter tous les animaux, un wombat, des lézards aux serpents en passant par les tortues. Et bien sûr le koala qui pose dans les bras de tout ceux qui acceptent de débourser 18$ pour une photo. J’essaie de garder en tête le positif de cette visite, mais je ne suis pas super à l’aise avec ce lieu qui est plus un zoo qu’un sanctuaire. Finalement le koala que j’ai vu la veille devait être bien à l’état sauvage. La soigneuse dit que c’est le paradis pour eux car ils ont toujours de la nourriture quand ils se réveillent, pas besoin de chercher le bon arbre, je reste sceptique. Car le koala est difficile, sur les 400 espèces d’eucalyptus, il n’y en a que 10 qui lui convienne. C’est quand même l’occasion de faire une grattouille dans le dos à Hagrid qui au passage a un pelage tellement doux, mais qui a l’air super chaud ! C’est un koala accidenté qui a été soigné ici. Il ne peut plus retourner à la vie sauvage car ses pattes arrière ont été abîmées dans l’accident. C’est peut-être le point positif principal de cet endroit qui sert de clinique pour les koalas de l’île.

 

Je retourne ensuite à Horseshoe Bay pour déguster un Fish & chips face à la mer. Puis je pars à pied sur les chemins à travers la forêt pour me rendre dans la baie voisine, Balding Bay. Ça grimpe pas mal, et avec la chaleur ce n’est pas évident, mais le chemin est agréable, et surtout je suis seul. Comme cette île est une montagne, ça redescend forcément pour arriver vers la plage. A l’arrivée, la plage est presque déserte, c’est un peu ce que je cherchais. Je fais l’aller-retour sur la plage avant de chercher un endroit ombragé où m’installer, quand : « Oh des vieux messieurs qui se baignent tout nus ! ». Bon apparemment les plages presque désertes doivent être propices au naturisme. Je m’en accommode, tant qu’on ne m’y force pas ! Je pose mes affaires à l’ombre, et je m’offre une baignade bien salutaire après la marche. Je profite un moment, avant de faire le chemin inverse et revenir vers l’auberge de jeunesse. Sur le chemin, j’ai la chance d’apercevoir un jeune koala qui se réveille à peine de sa longue nuit / sieste. C’est vraiment le modèle miniature de ceux que j’ai vu jusqu’à maintenant, et même si je sais que ça n’a rien à voir on dirait tellement une petite peluche !

 

Une fois rentré à l’auberge, je finis mon après-midi tranquillement installé sur un transat au bord de la piscine, qui est je dois dire plutôt agréable. Il me faut ensuite ré empaqueter mon sac pour l’avion de ce soir. J’attaque mon long trajet pour me rendre au parc national de Noosa, à plus de 1000 kilomètres de là. Ça commence mal, je me prends le pied dans mon sac en montant dans le bus, mon tibia s’en souvient encore. Ensuite tout s’enchaîne, le ferry, puis la navette jusqu’à l’aéroport. J’arrive avec plus de 3 heures d’avance mais je n’avais pas trop le choix avec les horaires. Dommage, tout est fermé dans le hall, c’est mal parti pour manger ce soir. J’attends sagement l’enregistrement de mon vol pour Brisbane. A l’arrivée, je passerai quelques heures à essayer de dormir à l’aéroport en attendant le bus de 6h pour Noosa.

 

L’après-midi m’aura donné le temps de préparer la vidéo sur Magnetic Island :

https://youtu.be/h1SuGLlyV-c

 








Jour 159 – De Alva Beach à Magnetic Island

Je m’offre une petite rallonge de nuit pendant que tout le dortoir se prépare à aller plonger. Au final, le bateau s’est ensablé et lorsqu’il est temps pour moi de partir, tout le monde est encore là à attendre. La patronne du centre me ramène à Ayr pour prendre le bus, je cherche du regard sur le chemin mais je ne vois pas de kangourou cette fois ! Le bus me permet de rejoindre le port de Townsville, puis je prends un bateau pour ma destination finale : Magnetic Island.

 

Cette ile porte ce nom là car le fameux Capitaine Cook a vu ses boussoles s’affoler quand il s’est approché des côtes. L’île est maintenant complètement habitée, mais possède encore pas mal de baies assez sauvages, et des massifs montagneux remplis de forêts d’eucalyptus. L’auberge de jeunesse où je loge est un ensemble de bungalows installés au milieu de la forêt, et adjacents à un sanctuaire de Koalas et d’animaux endémiques australiens. Pour l’après-midi, je choisis de faire la marche dite des forts. Pour rejoindre le départ du chemin qui se trouve à deux kilomètres, j’ai le choix entre le bus où la marche. Le bus ne passe qu’une fois par heure donc je pars à pied. Je tente le stop mais personne ne s’arrête. La chaleur est étouffante ici, marcher le long de la route n’est pas très agréable. Quand j’arrive enfin au chemin, c’est bien mieux. Ce dernier est ombragé car il s’enfonce dans la forêt. Aussi, il offre de superbes points de vue sur l’île car il permet de prendre un peu d’altitude. Sur cette montagne fut installé un ensemble de bâtiments militaires (d’où le nom de fort) pendant la seconde guerre mondiale. La vue était imprenable sur l’océan et les lieux servaient de poste d’observation pour réagir au plus vite en cas d’attaque Japonaise. Mais aussi, l’endroit servait de base relais à la marine Américaine. Aujourd’hui, il ne reste plus que quelques ruines disséminées dans la forêt, et les installations des canons sur les points de vue.

 

Cette marche est aussi assez connue car la forêt alentours abrite une grande communauté de koalas. Mais ces petites bêtes qui dorment en moyenne 20h par jour savent se faire discrètes. Sur le chemin du retour, je parviens à en voir un, tranquillement installé sur une branche en train de dormir. Je m’installe sur un rocher à coté de lui et j’ai bien le temps de l’observer. Ça al’air tranquille la vie de koala ! Il bouge un peu de temps en temps, mais vraiment un peu. Quand d’autres marcheurs s’arrêtent, je continue ma route. Mais je suis content d’avoir eu un moment seul pour l’observer et surtout pas dans le cadre d’un parc ou d’un zoo. Pour repartir j’arrive cette fois à avoir un bus. Je décide d’aller jusqu’au terminus à Horseshoe Bay. Je découvre une très jolie plage, assez bien aménagée. Je me prends un moment juste pour lire tranquillement installé sur un banc au bord de l’eau. Pour rentrer à l’auberge, il ne me reste plus qu’à passer par la Butterfly Walk, qui pour le coup ne m’a pas permis de voir beaucoup de papillons, mais une autre forêt.

 

L’organisation de cette auberge est particulière, et il me faut déposer 5$ pour que l’on me donne un set de couverts et une assiette. Je me rends ensuite en cuisine pour faire le repas du soir. Ça s’active pas mal, mais c’est une des cuisines les moins pratiques de toutes les auberges faites pendant le séjour, et ce n’est pas super bien entretenu. Je me sens un peu vieux au milieu du groupe avec qui je partage les lieux. La moyenne d’âge de l’auberge n’a pas l’air très élevée. Je m’installe pour manger juste à côté du bâtiment, quand un opossum décide de faire son tour de ronde. Il est à l’affut de nourriture, on ne sait jamais si quelque chose tombait d’une table, ou bien si quelqu’un laissait la porte de la cuisine ouverte ! C’est un vrai sketch, il tourne, il vire, il me passe dans les jambes, grimpe sur les poteaux. Il est en vrai assez marrant, il a une tête de gentil. J’en croise un autre en retournant au bungalow, je pense qu’il y a clairement beaucoup de vie dans la forêt environnante !

 

Voici une petite vidéo du koala qui dort, tout simplement :

https://youtu.be/YHwQtWcluaA